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mardi 18 juin 2013

sculpter un caparaçon en lattes de cuir

Dans la suite du tuto sur la sculpture d'une cotte de mailles, voilà comment je procède pour sculpter un caparaçon en cuir comme ceux des manteaux d'or de Game of Throne.

Ces caparaçons sont constitués de lattes de cuir pendantes dont la pointe se termine en triangle.

Pour les réaliser, je me suis fabriqué un outil en carte plastique ressemblant un peu à ça :


Il servira à faire des empreintes dans la pâte pour simuler les triangles des lattes de cuir.

Pour commencer, un recouvre la zone qui va devenir le caparaçon avec de la pâte. Si on souhaite donner un peu de mouvement à l'ensemble, on le fait maintenant en ajoutant un peu de pâte où c'est nécessaire.


On lisse un peu tout ça. On retaille également les bords haut et latéraux, le bas sera retouché en dernier.


Avec l'outil maison, on vient marquer la pâte avec la pointe pour définir les triangles des lattes.


Et on continue le motif sur tout le caparaçon en décalant les triangles à chaque fois pour qu'ils se détachent bien.


Pour finir, on vient tailler au scalpel les derniers triangles en bas en supprimant la pâte qui dépasse. Une fois fait, un peut reprendre si nécessaire avec un pinceau gomme les différentes arrêtes si on a bavé un peu en pressant l'outil, un coup de pinceau dans le sens de la courbure pour lisser tout ça et c'est bon


mercredi 5 juin 2013

Sculpter une cotte de maille

Certains m'ont demandé comment sculpter une cotte de maille. L'exercice est plus facile et moins long qu'il n'y parait. Pour donner l'illusion des anneaux d'une cotte de maille, on va juxtaposer des courbes alternées dans un sens, puis dans l'autre, sur différentes lignes, un peu selon ce principe :
))))))))))))
((((((((((((
))))))))))))
((((((((((((

Pour cela, j'utilise un outil à bout rond que j'ai trouvé dans un magasin de travaux manuels, mais une aiguille émoussée ou un simple bout de trombone fait l'affaire
 Comme pâte, la green stuff fonctionne bien, de même que la fimo. Le milliput risque de manquer d'élasticité.
 Après avoir mélangé les composants, je recouvre la zone qui doit devenir la cotte de maille.
 Avec un outil quelconque (doigt, spatule, pinceau gomme), on étale la pâte sur une épaisseur suffisante (un demi-millimètre environ). Une épaisseur trop fine ne donnera pas de bons résultats aussi facilement.
 On commence à un bout de la cotte de maille en enfonçant légèrement l'outil pour faire une empreinte.
 Le but ensuite est de continuer la ligne en enfonçant l'outil juste à côté et en repoussant légèrement la pâte sur l'empreinte précédente pour créer le maillon. On poursuit ainsi sur toute la ligne
 Une fois la ligne terminée, on repart en dessous, mais en sens inverse !
 Là encore on continue la ligne en repoussant chaque fois la pâte sur l'empreinte précédente. La cotte de maille commence à apparaitre.
 Il suffit de recommencer l'ensemble sur toute la pièce, une ligne dans un sens, une ligne dans l'autre, en repoussant chaque fois la pâte dans le sens inverse de l'avancée de la ligne. Il faut essayer d'être aussi régulier que possible pour avoir le meilleur résultat. Et voilà !


jeudi 13 septembre 2012

décors BFG - lunes

L'inconvénient de Battlefleet gothic, c'est qu'il n'existe aucun décors tout fait. Il faut partir de zéro.
Ayant enfin trouvé un imprimeur qui fait des toiles cirées personnalisées (je vous montrerai ça à l'occasion), je me suis lancé dans quelques décors, en l’occurrence des lunes pour accompagner les planètes que je dois encore faire.

Pour les réaliser, j'ai utilisé des sphères en plastique transparent qu'on trouve dans les magasins de travaux manuels.

Il en existe de toutes les tailles. Celles que j'ai réservé aux lunes font 4, 5 et 6 cm de diamètre. J'ai aussi récupéré quelques socles volants.

La première étape est de couper les attaches en plastique servant à les suspendre, et de limer le tout pour avoir un rendu propre. Ensuite on perce un trou avec un foret du même diamètre que les tiges de socle volant pour que les deux s'emboitent.
Personnellement je n'ai pas collé la tige. Ainsi, pour le stockage, je détache le socle et je le range à l'intérieur de la lune, ça évite de casser la tige.
On continue avec une sous-couche noire sur l'ensemble.
Maintenant on va peindre environ les deux-tiers de la lune en gris relativement sombre (ici adeptus battlegrey) de façon assez uniforme. Puis avec de la mousse de blister on vient moucheter la surface directement avec du noir de façon aléatoire, en insistant plus sur certaines zones pour les rendre plus sombres. On répète la même opération avec un gris clair (ici forteress grey).
Pour flouter tout ça, je passe ensuite sur toute la lune un lavis de gris clair (forteress grey) très dilué (environ 1 volume de peinture pour 5 volumes d'eau). Le lavis est passé avec un gros pinceau souple, en partant du centre vers les bords (il vaut mieux relever le pinceau vers la partie laissée en noir pour éviter l'accumulation de peinture)
Reste à donner un petit coup de bombe noire à l'arrière de la lune pour recréer la face dans l'ombre, et voilà. Rendu convenable en 5 min chrono.



vendredi 3 août 2012

tutoriels socles gelés

Certains m'ont demandé comment j'avais fait mes socles gelés pour mes spaces marines. Voilà donc ma méthode :

La première étape consiste à faire un socle creux. Pour ma part, pour solidifier le socle et éviter de tordre les bords en coupant, je commence par coller le socle sur un morceau de carte plastique d'1mm d'épaisseur.

Ensuite on coupe ce qui dépasse et on ponce pour avoir un fini net


Vient ensuite le moment délicat : il faut réussir à évider certaines parties. Le plastique du socle étant assez épais, un outil électrique sera un plus appréciable, mais attention à ne pas entamer la partie inférieure qu'on vient de coller...
Pour ma part, travaillant beaucoup de carte plastique, j'ai investi dans une dremel avec une colonne de perçage.




On peut alors découper les formes qu'on veut


Pour pouvoir couler de la résine, la cavité doit être étanche. Donc j'ai utilisé une pâte bi-composante (ici du milliput) pour faire le tour de la cavité.


Le but n'est pas forcément d'avoir quelque chose de parfaitement lisse, mais surtout qu'il n'y ait pas de trou ou de fissures, la résine étant très fluide.

Place à la peinture. Pas besoin d'être un grand artiste et de savoir faire des dégradés, ici on peut travailler comme un cochon. Au final la résine laissera apparaitre les couleurs, mais pas les formes, donc on ne se prend pas la tête. Je commence par passer toute la cavité en bleu moyen (ici enchanted blue), puis je donne à l'intérieur des coups de pinceau en bleu plus clair (hoeth blue) et en bleu légèrement turquoise (temple guard blue). Le dessus est peint en blanc, là encore comme un cochon, c'est juste pour ne pas trop assombrir la neige à la dernière étape.


A ce stade, il est possible de placer des détails qui seront pris dans la glace : cadavre surgelé, bolter, poisson pané... il faut juste respecter une petite chose : soit il ne doit pas dépasser du tout de la surface (sinon la résine va remonter dessus à cause de sa fluidité et ça va faire bizarre), soit il doit dépasser franchement (genre une main de zombie prête à agripper les chevilles).

Place à la résine. J'utilise de la résine crystal GEDEO, qui a un temps de prise de 24h. Eviter ici les résines qui polymérisent en 5min, le bicarbonate n'aura pas le temps de se répartir. Exit aussi l'eau artificielle GW : comme elle est à base d'eau, elle va réagir avec le bicarbonate et il y aura plein de petites bulles.
Vue la fluidité de la résine, il est conseillé de protéger le plan de travail avec du papier aluminium. On prépare la résine en suivant les consignes du fabricant, et on le coule dans la cavité (une seringue sans l'aiguille aide à ne pas en mettre partout). Il faut essayer de mettre pile la quantité de résine pour que la surface soit à niveau. Moins de résine, ça va faire un creux, plus de résine, elle va couler partout.Assurez vous d'avoir environ 10h de disponibilité, il va falloir intervenir plusieurs fois pendant la polymérisation de la résine.


Pour donner l'aspect de glace, il faut opacifier la résine. Pour cela on saupoudre du bicarbonate de sodium dessus, de façon aléatoire. Celui-ci va couler et faire des zones opaques.


Environ 2h plus tard, on en remet une petite couche là ou la résine redevient trop transparente. Le but est d'éviter de voir les détails du fond. Si on a placé un élément dans la résine, il faut mettre peu de bicarbonate de sodium à cet endroit là sinon l'objet disparaitra. Si on met trop de bicarbonate ce n'est pas grave, la résine va l'absorber, il suffit d'attendre.

Pendant cette étape, la résine peut remonter légèrement sur le socle. Ce n'est pas grave, on recouvrira cette partie à la fin. Au cours de la polymérisation, si une zone redevient trop transparente, on saupoudre à nouveau un peu de bicarbonate.

Au bout d'environ 10h de polymérisation, la résine est devenue bien plus visqueuse. C'est le moment de saupoudrer une dernière couche de bicarbonate, très légère, qui va rester en surface de la résine. On laisse polymériser encore une douzaine d'heure.

une fois la résine dure, on passe un coup de pinceau brosse pour virer le bicarbonate en trop. La glace est alors terminée.


On peut maintenant coller la figurine dessus à la superglue.


Reste la neige. Tout le monde connait la formule PVA+eau+bicarbonate. Pour ma part, j'utilise du mortier de structure pour artiste, notamment le mortier liquitex dont je trouve le conditionnement en tube assez pratique.


L'avantage, c'est que ce mortier permet de travailler avec plus d'épaisseur que le mélange eau-PVA-bicarbonate, et qu'il ne jaunira pas avec le temps.

On l'étale sur le socle avec un vieux pinceau, en mettant une certaine épaisseur (c'est fait pour), et on saupoudre encore une fois de PVA. On laisse sécher un moment, on enlève l'excédent avec un pinceau brosse, et on a une neige convenable pour des figurines de jeu (elle manquera cependant de brillance pour des figurines de concours).


Dernière étape : on peint le bord du socle, et c'est fini. Pour ma part ça sera en noir, mais certains préfèreront blanc ou gris clair...


mercredi 1 août 2012

Tuto moules en deux parties

Lorsque j'ai fait ma conversion de stormtalon, j'ai moulé la pièce que j'avais fait pour en avoir plusieurs identiques. J'en ai profité pour prendre quelques photos et faire un petit tuto pour ceux que ça peut intéresser, la méthode étant un peu différente de ce qu'on peut trouver ailleurs.

Le but est donc de mouler cette pièce :

Pour ça je commence à réaliser un coffrage en carte plastique faisant en hauteur environ 2cm de plus que la pièce à mouler, en largeur 4 cm de plus, et d'une épaisseur d'au moins 2 cm de plus que notre pièce.

Dans ce coffrage, je vais mettre de la plasticine (une pâte à modeler qui ne durcit jamais) sur la moitié de la hauteur, et je vais y incruster la pièce à mouler à 0,5 cm du haut.

Comme vous pouvez le voir sur la photo, pas mal de choses ont été ajoutées :
- des tiges métalliques (clous coupés) sont placés en haut de la pièce, ainsi qu'à des endroits stratégiques pour amener la résine à des endroits difficiles d'accès (pas d'inquiétude si vous ne savez pas où les placer, on peut toujours les ajouter une fois le moule terminé)

-des empreintes faites avec n'importe quel outil (j'ai pris le manche d'un X-Acto) servent à faire des clés pour que les deux parties du moule s'emboitent sans risquer de décalage.

- et le plus important dans cette méthode : un puits de coulée fait ici en pâte DAS Color (une pâte pas cher durcissant à l'air, n'importe laquelle fonctionne) de façon à amener la résine par le bas de la pièce . Cette méthode est un peu plus gourmande en silicone pour la réalisation du moule, ainsi qu'en résine pour les tirages, mais elle réduit le risque que la résine n'arrive pas à se faufiler dans tous les détails sur des pièces aussi fines. Le problème des moules classiques, c'est que lorsque la résine est coulée par le haut, elle n'arrive pas à chasser l'air convenablement parce qu'elle bouche les events. En arrivant par le bas, grâce à sa grande fluidité, elle va tranquillement remplir le moule en évacuant l'air par en haut.

Sur des pièces complexes, il est important de bien réfléchir le plan de joint (là ou les deux parties du moule vont se rejoindre). Cette étape est déterminante et même si on est pressé de couler le silicone pour faire son moule, il ne faut pas négliger les finitions : la plasticine est bien lissée, le plan de joint est bien net et il n'y a pas de dépôt de plasticine sur la partie de la pièce qui va être moulée.

Lorsque tout est prêt, on peut préparer le silicone comme indiqué sur la doc (généralement 5% de catalyseur). Il est possible (et parfois conseillé) de réduire un peu les proportions de catalyseur. En passant à 4%, voir 3%, la polymérisation sera beaucoup plus lente (parfois jusqu'à 48h) mais le moule sera plus résistant aux déchirures. Pour vous faire une idée, la première partie du moule a nécessité environ 200g de silicone.

Là encore, ne vous précipitez pas pour verser le silicone dans le moule, sans pompe à vide vous risquez d'avoir plein de bulles qui restent coincées sur la pièces. Avec un vieux pinceau, on commence par badigeonner la pièce de silicone en faisant attention que tout soit recouvert sans emprisonner de bulles d'air. Une fois que c'est fait, on peut couler le reste du silicone.

Une fois le silicone polymérisé, la première partie du moule est terminée, et le gros du travail est fait. On peut maintenant retourner le coffrage. Si on a collé une plaque dessous, on la fait sauter délicatement pour accéder à la plasticine.

On enlève délicatement toute cette plasticine, en faisant attention de n'arracher aucun élément du moule

Afin que la deuxième partie du moule n'adhère pas à la première, il est indispensable prendre un pinceau et de badigeonner l'ensemble du moule de vaseline. Partout où le silicone ne sera pas enduit de vaseline, la deuxième partie du moule va littéralement se souder à la précédente et on ne pourra pas ouvrir l'ensemble. Il est préférable d'éviter au maximum de mettre de la vaseline sur la pièce à mouler pour ne pas noyer accidentellement des détails.

une fois que c'est fait on peut passer à la seconde partie du moule, en procédant comme pour la première : on badigeonne la pièce de silicone avant de couler le reste.



Une fois la deuxième partie polymérisée, on démonte le coffrage, on ouvre le moule et on vire tout ce qu'il y a à l'intérieur.


Il est important de vérifier que les évents ne sont pas bouchés. Si c'est le cas, on enlève délicatement le silicone en trop avec une paire de petits ciseaux.

Il est temps de tester tout ça : on enduit l'ensemble du moule de talc, on le referme, quelques serre-joints pour maintenir tout ça et on verse la résine dans le puits de couler, en vérifiant que la résine remonte bien jusqu'en haut des évents, signe que le moule est bien rempli.


On ouvre le moule et on regarde le résultat de ce premier tirage :


  Hum, pas terrible, on voit que des bulles d'air restent coincées en haut et au niveau des pales. On va donc creuser des petites rigoles dans le silicone avec un cutter pour faire des évents là où les bulles restent coincées.

Deuxième essais avec ces modifications :


Ouais c'est mieux ! Plus qu'à couper les évents et la carotte de coulée, nettoyer tout ça, reboucher les toutes petites bulles restant, et c'est utilisable !